Edito

 

Bonjour,

 

Nous entrons dans une ère de mutations, d’incessantes remises en question et les problèmes qui naissent avec notre époque ne trouveront pas leurs solutions dans les seules valeurs et techniques élaborées au cours des siècles passés, notamment avec la révolution numérique née au XXe siècle.

Au nombre de ces questions, s’il en est une fondamentale, c’est bien celle de l’être humain, de sa nature, de ses possibilités et de son avenir aussi.

De gigantesques progrès technologiques, toujours plus incroyables, telles les avancées de l’informatique et de l’intelligence artificielle notamment, semblent avoir supprimé les barrières du temps et de l’espace. Elle nous a nantis d’instruments propres à organiser rationnellement notre monde pour y supprimer la misère, et paradoxalement, notre globe n’a jamais connu un tel danger de destruction.

L’état de déséquilibre planétaire qui s’impose à nos regards, accuse implacablement l’homme dont, par ailleurs, nous célébrons le génie et les découvertes.

Chez la majorité de nos contemporains, l’esprit humain oppose encore une résistance à l’édification d’une solidarité, seule susceptible de nous donner des institutions conformes au plus haut degré d’une conscience moderne, humaniste et bienveillante.

Appréhender l’humain pour le comprendre doit s’envisager aujourd’hui dans le cadre élargi d’une approche pluridisciplinaire, admettre toutes les sciences qui sont à l’avant-garde du progrès, inclure dans ses investigations des recherches (les états de conscience dans la tradition orientale par exemple) que récemment encore, la science se refusait à aborder.

Sur un plan plus fondamental mais ô combien essentiel de la communication interpersonnelle, dans la qualité de la vie, tant privée que professionnelle, notre constat est là aussi implacable.

Ainsi les personnes qui travaillent, réfléchissent et se forment au quotidien à ce que j’appellerai une éthique relationnelle, acquièrent confiance en eux, deviennent acteurs, relativisent et maitrisent au mieux les facteurs de stress, de plus en plus nombreux dans nos sociétés.

A contrario, celles démunies ou ignorantes de ces notions, risquent de subir les situations stressantes ou anxiogènes, et devenir spectateurs ou pire encore victimes.

Pour conclure, notre modeste contribution est d’inviter chacun, chacune à cette ouverture vers une éthique relationnelle dans le monde professionnel.

Merci.